vendredi 28 décembre 2007

De Benazir BHUTTO l'Unique à Fatima BHUTTO, la Préférée...

Hommage à Benazir Bhutto (Benazir signifiant "l'unique"), qui portait bien son prénom comme première dirigeante d'un gouvernement d'un pays musulman.
Controversée dans son pays (bien que très populaire, surtout grâce à son père), elle fut en Occident l'icône de la démocratie et de l'émancipation des femmes musulmanes dans le monde.

Mais tournons nous plutôt vers l'avenir représenté par sa nièce, FATIMA BHUTTO, charmante poètesse, (Fatima, "la sevrée"en arabe, fille préférée du Prophète). Elle serait selon Christophe Jaffrelot (spécialiste du Pakistan, directeur du CERI Science Po-CNRS, France Inter, le 27-12-07), aussi très populaire. Celle-ci fut écartée par Benazir à son retour, car son franc parlé, et son honeteté lui faisait de l'ombre. En Effet, Benazir et son père sont crédités de détournements de centaines de millons de dollars (de 200 à 1 mds selon les sources) et de meutres pour Benazir dont son frère, le père de Fatima. Benazir restera aussi , comme celle qui organisa la montée des Talibans en Afghanistan pour tenter d'en faire un pays vassal lors de son second mandat. Qui sème le vent...
Mise à jour:
Le fils de Benazir semble désigné pour succéder à sa mère. A 19 ans, trop jeune pour devenir député ( 24 ans minimum), il vient de s'exiler à Dubaï...

Aunt Benazir's false promises.
Bhutto's return bodes poorly for Pakistan, and for democracy there.
By Fatima Bhutto, November 14, 2007
KARACHI — We Pakistanis live in uncertain times. Emergency rule has been imposed for the 13th time in our short 60-year history. Thousands of lawyers have been arrested, some charged with sedition and treason; the chief justice has been deposed; and a draconian media law — shutting down all private news channels — has been drafted.
Perhaps the most bizarre part of this circus has been the hijacking of the democratic cause by my aunt, the twice-disgraced former prime minister, Benazir Bhutto. While she was hashing out a deal to share power with Gen. Pervez Musharraf last month, she repeatedly insisted that without her, democracy in Pakistan would be a lost cause. Now that the situation has changed, she's saying that she wants Musharraf to step down and that she'd like to make a deal with his opponents -- but still, she says, she's the savior of democracy. (...)
http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-bhutto14nov14,0,5254789.story?coll=la-home-commentary

Traduction de l'article du L.A. TIMES, et commentaires sur:
http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/11/15/soutenir-buttho-oui-mais-fatima-pas-benazir.html
Soutenir Bhutto, oui, mais Fatima, pas Benazir !
(...)Cette dernière, dans un article retentissant du Los Angeles Times met en garde contre sa tante. Elle rappelle qu'elle a été désavouée pour corruption à deux reprises, qu'elle est sous le coup de procès dans plusieurs pays, que son mari avait été surnommé "Monsieur 10%" en raison de sa propension à demander une commission sur tout contrat nécessitant son accord.
De plus, un des tenants de l'accord secret entre Benazir et Perez, c'était l'abandon des poursuites contre cette dernière en passant naurellement dans le dos de la justice.
Il ne faut aussi pas oublier que le Pakistan a été l'un des trois seuls pays à reconnaître le régime moyannâgeux et brutal des Talibans, et que cela s'est fait sous le ministère de Benazir !
Enfin, Fatima évoque les circonstances aussi tragiques que brutales et douteuses dans lesquelles son père, le petit-frère de Benazir, a été assassiné alors que sa soeur était au pouvoir.
Fatima conclut seulement ainsi :"En soutenant Mme Bhutto, qui parle de démocratie pendant qu'elle demande à un dictateur militaire le pouvoir, la seule chose que l'on aura obtenu sera la mort du mouvement démocratique naissant dnas mon pays. La démocratisation sera à jamais déligitimée, et nos progrès pour mettre en action de vraies réformes seront anéantis.
Son BLOG:
http://www.fatimabhutto.com/
Wikipedia:
http://en.wikipedia.org/wiki/Fatima_Bhutto
Autres articles de FATIMA BHUTTO:
http://payvand.com/news/07/mar/1091.html
3/7/07-I love to fight (first published by Pakistan’s The News International)
http://micropakistan.org/blog/2007/05/31/battle-for-karachi-by-fatima-bhutto/
Battle for Karachi, Published on May 31, 2007

NEWS and BLOGS about PAKISTAN:
http://www.abyznewslinks.com/pakis.htm
http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?date=12/28/2007
http://micropakistan.org/blog/
Revue de Presse Française:
«Les militaires avaient intérêt à sa disparition»,
Christophe Jaffrelot, FIGARO. Tous les articles du Diplo sur le Pakistan, LE MONDE DIPLOMATIQUE.
http://www.monde-diplomatique.fr/index/pays/pakistan
Chronique d'Alexandre Adler du 29 décembre, FIGARO.
http://www.lefigaro.fr/debats/2007/12/29/01005-20071229ARTFIG00112-la-democratisation-doit-survivre-a-benazir.php
"Benazir, l'armée et les islamistes...", COURRIER INTERNATIONAL.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81006
Le Pakistan, l’erreur de Bush par BHL, LIBERATION.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/289986.FR.php
Bhutto, « un parcours politique tortueux », Gilles KEPEL, RMC.
http://www.rmc.fr/edito/info/23643/bhutto-un-parcours-politique-tortueux-/

jeudi 27 décembre 2007

mercredi 26 décembre 2007

Nöel, Le Prince de la Paix, les Hommes et la Guerre.

Il faut des torrents de sang pour effacer nos fautes
aux yeux des Hommes, une seule larme suffit à Dieu.
François-René Chateaubriand


Devant le monument aux morts du village de GENTIOUX, a été ajouté une statue de bronze d'un enfant qui dresse un poing vengeur en direction de l'inscription “ Maudite soit la guerre ”. On le voit, les larmes aux yeux et la colère au coeur, brandissant le poing contre cette sale guerre qui lui a pris son père ou son frère (ou les deux). Il porte une blouse et des sabots. A la main il tient sa casquette. A l'évidence c’est un petit paysan. Il appartient à cette paysannerie encore si nombreuse au début du 20e siècle et qui fournit les gros bataillons de l'armée française et... la majorité des morts de la guerre. A lui tout seul il est le peuple.

Quel monument rare en France! Seuls quelques plaques et monuments aux morts et pire , peu ou tardivement inaugurées, présentent un aspect négatif de la guerre.
L'esprit de Paix, utopie honteuse et négative pour commémorer ses morts?
Comment pleurer ses morts devant des symbôles virils et nationalistes aux origines mêmes de ces bains de sang...?
Enfin, citons le livre "Paroles de Paix en temps de Guerre". un livre d'Histoire passionnant. http://www.passiondulivre.com/livre-28109-paroles-de-paix-en-temps-de-guerre.htm
On y apprend par exemple qu'au Moyen-Age, à la fin des guerres, ou batailles la population criait "Noël! Noël!"...
Alors, mon voeux pour cette année est: Paix sur Terre!

mercredi 28 novembre 2007

BEJART où La Danse et le Sacré

Interview:
On vous dit converti à l’Islam... mais je devine que vous ne tenez guère à en parler...
Maurice BEJART:
"En effet, dans la mesure où l’Islam prête actuellement à toutes les équivoques politiques ou religieuses. En tout cas assimiler l’Islam à Khomeyni revient à réduire le catholicisme à Philippe II, ce si sectaire roi d’Espagne. C’est d’autant plus absurde que ’Islam est sans doute l’une des religions les plus tolérantes qui soient.
Ibn’ Arabi n’a-t-il pas dit : "Mon coeur est la Mecque, mon coeur est la Thora, mon coeur est la croix"... Il portait toutes les religions en son coeur sans pour autant faire figure de syncrétiste ! Mais à quoi bon parler de tout cela ? Il importe de le vivre
."(...)

mercredi 14 novembre 2007

Guy Môquet, Ahmed Zabana et les autres

(...)Guy Môquet, exécuté en 1941, n’a pas vécu les lendemains de la chute du nazisme. Pour autant, serait-il si hasardeux d’avancer qu’il aurait sans doute cheminé de conserve avec Lucie et Raymond Aubrac et les autres résistants qui ont lutté et luttent encore pour la fin de toutes les injustices, y compris quand leur propre pays y a une part ? Non, sans doute. Sans doute aurait-il reconnu comme un frère de combat Ahmed Zabana [1], militant de l’indépendance algérienne, premier résistant à mourir guillotiné en 1956, aux termes d’un simulacre de procès conduit par un tribunal colonial. Il aurait reconnu comme un frère celui qui déclarait, du fond de la sinistre prison Barberousse d’Alger : « Le savoir, c’est la vie la plus noble et l’ignorance, la plus longue mort ». Et comment n’aurait-il pas vu un écho de sa lettre émouvante dans cette dernière missive qu’adressa Ahmed Zabana à ses parents, à la veille de son exécution ?

"Mes chers parents, ma chère mère, Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin, et la mort pour la patrie n’est qu’un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi.

Enfin, recevez les salutations d’un fils et d’un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu’à Nora, El Houari, Halima, El Habib, Fatma, Kheïra, Salah, Dinya et à toi, mon cher frère Abdelkader ainsi qu’à tous ceux qui partageront votre peine.

Allah est Le Plus Grand et Il est seul à être équitable.

Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur. Hmida (Surnom affectueux d’Ahmed Zabana.) .
"

Saluer la mémoire de Guy Môquet est nécessaire, à condition de ne pas l’inscrire dans une histoire exclusivement nationale mais dans celle du combat sans cesse renouvelé de l’humanité tout entière contre l’injustice, dans sa tension vers un avenir de dignité, d’égalité et de fraternité.
Le Quotidien d’ Oran, mardi 30 octobre 2007.
Brahim Senouci.

"L'Orient pour s'orienter", Henri Michaux

Citation eclairante...
Autre suggestion de cet ecrivain français:

« Les choses sont une façade, une croûte. Dieu seul est. Mais dans les livres, il y a quelque chose de divin.
Le monde est mystère, les choses évidentes sont mystère, les pierres et les végétaux. Mais dans les livres peut-être y a-t-il une explication, une clef."
(...)

Dwight David Eisenhower où la mise en garde prophétique contre le complexe militaro-industriel

"Ce soir, je vous adresse un message d'adieu.
Je voudrai partager quelques dernières pensées avec vous.
Nous avons du développer une vaste industrie de l'armement permanente.
3,5 millions d'hommes et de femmes travaillent directement pour le secteur de la Défense.
Son influence politique, économique et même morale, se ressent dans chaque ville, chaque Parlement des Etats, chaque bureau du gouvernement. Ce développement est certes nécessaire, mais nous devons aussi comprendre la gravité de ses conséquences.
Dans les services du gouvermenent, nous devons nous méfier d'une influence non justifiée, qu'elle soit voulu ou non par le complexe militaro-industrielle.
Le risque d'un accroissement funeste des abus de pouvoir existe et persistera.
Ne laissons jamais le poids de ce complexe mettre en danger nos libertés ou notre démocratie.
Rien n'est acquis!

Seuls des citoyens vigilants et informés peuvent imposer le bon tissage entr la machine industrielle et militaire de la défense avec nos objectifs pacifistes pour que la sécurité et la liberté prospèrent ensemble."

17 janvier : Allocution de fin de mandat du président. Ce discours resta célèbre en raison de la mise en garde formulée par Eisenhower contre le "complexe militaro-industriel".

Lors de son voyage aux USA, au lieu de citer Charlton Eston (président de la NRA), Sarko devrait citer, selon les valeurs profondes américaines qu'il dit "aimer", Eisenhower.
Mais ses propos va-t-en guerres, sécuritaires ainsi que ses amitiés personnelles sont elles compatibles avec la mise en garde et la sagesse démocratique d'un grand président americain?
N'est pas grand qui veut...
Revenons à un sujet plus important:


-Les guerres en Irak et Afghanistan ont coûté 1.600 milliards de dollars, selon une commission du Congrès
http://fr.news.yahoo.com/ap/20071113/twl-usa-irak-afghanistan-couts-1def439_2.html

D’autres signes d’une guerre américaine contre l’Iran, par Peter Symonds.
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5669

-La principale base aérienne qu’utilise l’armée américaine pour lancer ses attaques aériennes au Moyen-Orient fait l’objet de préparatifs pour la guerre en Iran a écrit un journal écossais lundi dernier.
Le Herald a cité des responsables militaires anonymes qui lui avaient dit que le Pentagone « met secrètement à niveau des hangars spéciaux pour bombardiers furtifs dans l’île de Diego Garcia, protectorat britannique dans l’océan Indien, en préparation pour des frappes sur les installations nucléaires iraniennes. »
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5644

mardi 13 novembre 2007

Christian de Chergé, un testament d'Amour pour ses frères en Islam

Sept lumières dans la nuit de l'Atlas. Sept vies pour Dieu et l'Algérie. Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines de Notre-Dame-de-l'Atlas sont enlevés puis égorgés...Leur mort a bouleversé tout homme Parmi eux le frère Christian de Chergé, prieur de la communauté, 59 ans, moine depuis 1969, en Algérie depuis 1971....
http://www.touslespodcasts.com/annuaire/radio-tv/web-radios/339-episode239994.html

TESTAMENT DE DOM CHRISTIAN DE CHERGÉ:

Quand un A-DIEU s'envisage...

S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui -
d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant
tous les étrangers vivant en Algérie,
j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille,
se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.
Qu'ils acceptent que le Maître Unique de toute vie
ne saurait être étranger à ce départ brutal.
Qu'ils prient pour moi :
comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ?
Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes
laissées dans l'indifférence de l'anonymat.
Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre.
Elle n'en a pas moins non plus.
En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance.
J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal
qui semble, hélas, prévaloir dans le monde,
et même de celui-là qui me frapperait aveuglément.
J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité
qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu
et celui de mes frères en humanité,
en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint.
Je ne saurais souhaiter une telle mort.
Il me paraît important de le professer.
Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir
que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.
C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la "grâce du martyre"
que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit,
surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'Islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement.
Je sais aussi les caricatures de l'Islam qu'encourage un certain idéalisme.
Il est trop facile de se donner bonne conscience
en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.
L'Algérie et l'Islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme.
Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu,
y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l'Évangile

appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église,
précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans.
Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison
à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste :
"qu'Il dise maintenant ce qu'Il en pense !".
Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.
Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu,
plonger mon regard dans celui du Père
pour contempler avec lui Ses enfants de l'Islam
tels qu'ils les voient, tout illuminés de la gloire du Christ,
fruit de Sa Passion, investis par le Don de l'Esprit
dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion
et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.
Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur,
je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière
pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.
Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie,
je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui,
et vous, ô amis d'ici,
aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs,
centuple accordé comme il était promis !
Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais.
Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" en-visagé de toi.
Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux,
en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN !
Insha 'Allah !

Alger, 1er décembre 1993
Tibhirine, 1er janvier 1994
Christian
(soit quelques semaines avant sa mort)

les 7moines de Tibhirrine
http://www.ocso.org/HTM/7atls-fr.htm
Eglise catholique d'Algerie:
http://www.ada.asso.dz/index.htm

lundi 12 novembre 2007

Ni d’Orient, ni d’Occident, reflexions sur la pensée de René GUENON

„Tant que les Occidentaux s'imagineront qu'il n'existe qu'un seul type d'humanité, qu'il n'y a qu'une «civilisation» à divers degrés de développement, nulle entente ne sera possible. La vérité, c'est qu'il y a des civilisations multiples, se déployant dans des sens fort différents, et que celle de l'Occident moderne présente des caractères qui en font une exception assez singulière." (p. 8-9)


Approche spirituelle de la relation Orient-Occident.
PARTIE 1:
Pour définir l’opposition de l’Orient et de l’Occident, René Guénon écrivait en 1930 qu’elle était « au fond identique à celle que l’on se plaît souvent à établir entre la contemplation et l’action ». Et de se poser les questions dont leur formulation sous-entendait les réponses : « Sont-ce vraiment là deux contraires ? Ou ne seraient-ce pas plutôt deux complémentaires ? Ou bien n’y aurait-il pas, en réalité, entre l’un et l’autre une relation, non de coordination, mais de subordination ? » . Cet Orient et cet Occident symboliques coïncidaient alors assez bien avec la localisation géographique des sociétés qui étaient porteuses de ces différentes valeurs. Depuis lors, de nombreux événements ont bouleversé les données à l’échelle planétaire, si bien que beaucoup de pays orientaux se sont rapidement « occidentalisés » alors que l’Occident s’ouvrait aux traditions orientales. Sheikh Khaled Bentounès et Faouzi Skali reviennent sur la pertinence de ces notions d’Orient et d’Occident à l’orée du XXIe siècle.
http://www.soufisme.org/site/article.php3?id_article=2

PARTIE 2:
par Faouzi Skali
Pour définir l’opposition de l’Orient et de l’Occident, René Guénon écrivait en 1930 qu’elle était " au fond identique à celle que l’on se plaît souvent à établir entre la contemplation et l’action ". Et de se poser les questions dont leur formulation sous-entendait les réponses : " Sont-ce vraiment là deux contraires ? Ou ne seraient-ce pas plutôt deux complémentaires ? Ou bien n’y aurait-il pas, en réalité, entre l’un et l’autre une relation, non de coordination, mais de subordination ? " . Cet Orient et cet Occident symboliques coïncidaient alors assez bien avec la localisation géographique des sociétés qui étaient porteuses de ces différentes valeurs. Depuis lors, de nombreux événements ont bouleversé les données à l’échelle planétaire, si bien que beaucoup de pays orientaux se sont rapidement " occidentalisés " alors que l’Occident s’ouvrait aux traditions orientales. Sheikh Khaled Bentounès et Faouzi Skali reviennent sur la pertinence de ces notions d’Orient et d’Occident à l’orée du XXIe siècle.
http://www.soufisme.org/site/article.php3?id_article=16

RENE GUENON:
http://elkorg-projects.blogspot.com/2005/02/ren-gunon-orient-et-occident-note-de.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/René_Guénon
http://www.moncelon.com/Guenon1.htm

"Orient-Occident, la fracture imaginaire",Georges Corm

Depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York, les discours sur le choc à venir des civilisations orientale et occidentale, inspirés des écrits du professeur Samuel P. Huntington, se multiplient. Le débat se focalise également sur l’évolution du rôle et du statut des Etats-Unis dans les relations internationales contemporaines et tend à se polariser de façon schématique autour de deux axes : un axe « pro-américanisme/anti-américanisme », d’une part, un axe « déclin américain/hyperpuissance américaine », d’autre part. Si la pertinence de la polarisation des recherches actuelles autour de ces deux axes est légitime et nécessaire en raison de l’évolution apparente des relations internationales et de son indéniable capacité explicative liée à la lecture binaire qu’elle donne de la réalité, elle pose néanmoins deux problèmes majeurs : d’une part, elle induit implicitement l’acceptation comme postulat préalable de la théorie « huntingtonienne » du choc de civilisations à venir ; d’autre part, elle a tendance, au regard du foisonnement des discours s’inscrivant dans cette polarisation, à devenir globalisante et à laisser peu de place aux écrits qui s’inscrivent en rupture par rapport à cette explication de la réalité contemporaine. Tel est le cas de l’ouvrage de Georges Corm.
Economiste international et ancien ministre des Finances du Liban, Georges Corm est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés au problème de développement et, plus particulièrement, au monde proche-oriental, parmi lesquels il faut retenir Le Proche- Orient éclaté, 1956-1991 (1983), Géopolitique du conflit libanais (1986), L’Europe et l’Orient (1989), Le Proche-Orient éclaté II, 1991-1996 (1997) et La Méditerranée, espace de conflit (2001). Praticien et spécialiste érudit du monde méditerranéen, Georges Corm s’interroge dans cet essai sur les origines historiques, religieuses, philosophiques et politiques de la revivification, depuis le 11 septembre 2001, de ce mythe ancien toujours en construction, de la fracture entre Orient et Occident, fracture selon lui imaginaire.
Le livre de Georges Corm se caractérise par le fait que, comme l’écrit lui-même l’auteur, il n’a pas pour ambition de démonter les mécanismes, les stratégies et les carences qui ont provoqué la réalisation de ces attentats, ni de s’interroger directement sur l’évolution du rôle des Etats-Unis sur la scène mondiale. Pour G. Corm, les attentats terroristes du World Trade Center, plus que par le nombre des victimes et l’ampleur des dégâts provoqués, ont marqué les esprits par la symbolique des images qu’ils ont forgées et des mythes qu’ils ont contribués à renforcer. Ainsi, sur la base de ce constat, le but de l’auteur est de tenter « d’inverser la symbolique négative du 11 septembre qui domine jusqu’ici », symbolique négative dont il convient de « démystifier certains des comportements ou des postures intellectuelles que les événements du 11 septembre ont cristallisés dans les psychologies collectives ».
Les causes de cette fracture imaginaire trouvent leurs origines, selon G. Corm, dans la conjonction de différents discours qui aboutissent à la construction d’une réalité apparente qui se structure sur cette dichotomie Orient/Occident. Cette lecture en termes d’oppositions et de ruptures se nourrit tout d’abord d’une approche intellectuelle occidentale du monde, structurellement binaire et réductrice, fondée sur les oppositions « Est contre Ouest », « Bien contre Mal », « nature contre culture », « sacré contre profane », « individuel contre collectif », « monde primitif contre monde civilisé », « Orient contre Occident ». Le renouveau, au tournant du XXIe siècle, d’une lecture binaire et simplificatrice du monde, que l’on croyait dépassée depuis la disparition de l’URSS, traduit également l’échec de la notion de « Tiers monde », concept qui, forgé durant les années soixante, induisait la complexité du monde en s’opposant à la lecture binaire qui en était faite. De plus, la fracture repose, pour Georges Corm, sur une approche géopolitique du bassin méditerranéen envisagé comme « épicentre de la fracture entre Orient et Occident ». Cependant, la réalité géographique, historique et culturel est plus complexe, car s’il fut et reste un lieu d’opposition, le bassin méditerranéen a été et demeure surtout un creuset, un lien, un pont inter-civilisationnel, au sens saint-simonien du terme, entre Orient et Occident.
G. Corm insiste également sur l’importance fondamentale d’une autre opposition binaire, fondatrice dans l’élaboration intellectuelle de la rupture imaginaire entre Orient et Occident, à savoir le mythe de la division du monde entre Aryens et Sémites. Ce mythe, forgé à l’origine par les linguistes occidentaux, puis porté à son paroxysme, suite à un long processus de recherches et de vulgarisation scientifique, sous la forme de l’idéologie nazie, traduit la volonté de purifier et couper les liens historiques, généalogiques et religieux avec une région et des populations dont une part importante de l’identité occidentale est pourtant originaire.
De même, depuis la chute de l’Empire soviétique et la disparition des idéologies communistes, l’Occident fait fausse route en instrumentalisant, dans son aspect le plus négatif et le plus réducteur, la philosophie des Lumières. L’occidentalisation du monde provoque un attrait souvent proche de la fascination et une répulsion souvent proche de la haine chez les populations non occidentales, notamment chez les populations arabo-musulmanes. Ce processus aboutit à la célébration d’un individualisme lui aussi mythifié, qui ne définit d’ailleurs pas la réalité autant que la prégnance idéologique et médiatique de ce mythe dans nos sociétés pourrait le laisser supposer. Il en résulte le développement d’un narcissisme ethnocentrique, qui induit un sentiment de supériorité paradoxalement et parallèlement lié à la perte, par l’Occident, du sens à donner à l’utilisation de sa puissance qui la confronte au spectre du mythe de sa décadence. Cette évolution se traduit par le renouveau du fait religieux au sens wébérien, qui aboutit à la réincarnation de ces archétypes religieux dans les idéaux laïques. Il s’agit en réalité d’une « laïcité en trompe-l’oeil », qui fait de l’islam « le nouveau paria du monothéisme », en raison de son refus de la laïcité occidentale, alors que cette dernière est pourtant elle-même irriguée de christianisme.
Ce discours paradoxal et quasi paranoïaque de l’Occident sur lui-même lui fait quitter peu à peu les rivages de la Raison et de l’esprit critique, Raison et esprit critique qui ont fait et font sa force véritable. L’Occident semble vouloir, ou devoir, s’imprégner d’irrationalité, ce qui, avec le soutien et le concours des extrémistes musulmans, rend la fracture Orient-Occident de moins en moins imaginaire. Les moyens de combattre et de lutter contre ce processus de construction de la réalité existent pourtant : il s’agit de retourner avec humilité aux sources de la Raison des Lumières et de l’esprit critique, en les adossant à une laïcité véritable et revivifiée. Georges Corm tente ainsi « de calmer les fièvres et les peurs cachées » en luttant contre l’irrationalité par la Raison. Un problème majeur se pose néanmoins : celui de l’instrumentalisation de l’irrationalité potentialisée par la symbolique du 11 septembre, non pas par la Raison des Lumières, mais par la raison d’Etat. Une utilisation rationnelle de l’irrationnel par la raison d’Etat au service de la puissance de ces mêmes Etats. C’est sans doute l’une des mises en garde majeure de l’ouvrage de G. Corm, qui prend tout son sens dans le contexte international actuel et à venir.

contradiction:
http://www.soufisme.org/site/article.php3?id_article=163

lundi 22 octobre 2007

Evaluez votre richesse:

Vous pouvez évaluer votre richesse par rapport à la population mondiale.
A savoir qu'un habitant sur deux ne vit qu'avec 2$ par jour...
Vous vous retrouverez vite en haut de l'echelle.
Edifiant!
Là est aussi le choc des civiliations...

http://www.globalrichlist.com/

jeudi 18 octobre 2007

Georges ORWELL, des pauvres et des guerres.

Journée Nationale de la Pauvreté,

Il ne s 'agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non,
La victoire n'est pas possible.
Il ne s'agit pas de gagner la guerre, mais de la prolonger indéfiniment.
Une société hiérarchisée n'est possible que si elle repose sur la pauvreté et sur l'ignorance.
Leur version devient une vérité historique;
Et rien d'autre ne peut avoir exister.
Par principe le but de guerre est de maintenir au bord de la famine .
La guerre est menée par l'élite contre ses propres sujets.
Son objectif n'est pas de vaincre en Eurasie o en aise
Mais de garder la structure sociale intacte.
Georges ORWELL

mardi 16 octobre 2007

Akka Mahadevi, poetesse mystique hindoue

You are the Forest

You are all the great trees
in the forest

You are bird and beast
playing in and out
of all the trees

O Lord white as jasmine
filling and filled by all

Why don't you show me
your Face?

http://www.poetry-chaikhana.com/M/MahadeviAkka/index.htm#PoemList
http://en.wikipedia.org/wiki/Akka_Mahadevi

lundi 15 octobre 2007

Si tu ne vas pas à Lagardère.....

La liberté de la presse et la démocratie en France:
Concernant EADS, Lagardère se défend sur Europe 1, radio du groupe Lagarere Active et confirme son entretien exclusif paru ce Dimanche dans le JDD, toujours du groupe Lagardere ( Hachette Filipacchi Associés).
A Cuba aurait-on fait mieux?
Surtout si 2 présentatrices de journaux de chaine d'Etat peuvent commenter cette actualité, alors que leur mari sont numéros deux et trois du gouvernement actuel dont le président est un intime du magnat militaro-industriel...
No comment!

Où les Musulmans relancent le dialogue avec le Vatican.

Pour marquer la fin du ramadan, 138 musulmans, dont les grands muftis de plusieurs pays (Syrie, Bosnie, Russie) ont adressé au pape une lettre dans laquelle ils comparent des passages de la Bible et du Coran, soulignant que les deux textes sacrés insistent sur "la primauté de l'amour et la dévotion à Dieu". La missive est également adressée, entre autres, à l'archevêque de Canterbury, chef de l'Eglise anglicane, et au patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier.
Sur le fond, plutôt qu’aborder le thème de la violence, le texte part de l’amour : amour pour Dieu, amour pour les hommes, principes que les deux religions ont en commun. C’est d’autant plus habile que la première encyclique de Benoît XVI (« Dieu est Amour ») portait sur ce même thème.
Le mot « amour » n’est cependant pas beaucoup utilisé dans le Coran, et ne fait pas partie des 99 noms donnés à Dieu. Or, ici, le message met sous le terme « amour de Dieu en Islam » ce qui est généralement plutôt présenté comme obéissance à Dieu. Comme si les musulmans avaient souhaité se rapprocher des chrétiens au plan du vocabulaire.
Une parole commune
Autre surprise, les musulmans examinent comment cet amour de Dieu s’exprime dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Ils reconnaissent que les chrétiens ont eux aussi un Dieu unique, et ne reprennent donc pas l’accusation « d’associateurs » traditionnellement faite aux chrétiens, à qui est reprochée une divinité trinitaire.
Le message passe ensuite à l’amour du prochain, citant cette phrase de Mohammed : « Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. » Phrase dont il existe un commentaire célèbre, qui s’interroge justement pour savoir qui est le prochain pour un musulman. Ce qui n’est pas sans rappeler la parabole du Bon Samaritain pour les chrétiens.
Le message propose enfin aux chrétiens une parole commune, partant de ce que « le prophète Mohammed n’a rien apporté de fondamentalement nouveau » par rapport au message du Christ. C’est faire l’impasse sur la divinité du Christ que nie l’islam, mais reconnaître en revanche le Christ comme messie.
Les musulmans "non contre eux, mais avec eux"
La lettre demande donc aux chrétiens de considérer les musulmans « non contre eux, mais avec eux », à condition, cependant, que les chrétiens « ne déclarent pas la guerre aux musulmans à cause de leur religion, ne les oppriment pas, et qu’ils ne les expulsent pas de leur foyer », allusion à la Palestine ou l’Irak.
Le message invite les deux religions à une « compétition » dans l’amour du prochain : « Chrétiens et musulmans constituent plus de 55 % de la population mondiale, ce qui fait de la relation entre ces deux communautés religieuses le plus important facteur contribuant à une paix significative dans le monde. »
Et la lettre se conclut par ce verset du Coran, appel à reconnaître, pour les deux religions, un pluralisme non seulement de fait, mais de droit, cette diversité faisant partie du plan de Dieu : « Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule et même communauté ; mais Il a voulu vous éprouver pour voir l’usage que chaque communauté ferait de ce qu’Il lui a donné. »
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2317367&rubId=4078

Extrait de la lettre:
"(...)Conformément au Coran nous, en tant que musulmans, invitons les chrétiens à
s’accorder avec nous sur ce qui nous est commun, et qui constitue également l’essentiel
de notre foi et de notre pratique : les Deux Commandements de l’amour."
http://www.acommonword.com/

Vu du Vatican cela est bien un choc des civilisations! En effet, comment les "Mahométtants" peuvent-ils bien parler d'Amour?!
Vu du reste du monde, Benoit 16 et ses concepts pré-concile Vatican II sont bien un choc pour l'évolution de notre Civilisation!

Mahmoud Darwish où la transcendance d'un peuple effacé

Dernière parution du grand poète palestinien Mahmoud Darwich, "Comme des fleurs d’amandiers ou plus loin", poèmes traduits de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar, coll. "Mondes arabes", Actes Sud

Hallée comme les chants anciens de moissons,
brune de la piqûre de la nuit,
blanche tant l’eau a ri
lorsqu’elle s’approcha de la source ...
Tes yeux sont en amande,
deux blessures de miel, tes lèvres,
deux tours de marbre, tes jambes
deux oiseaux, tes mains sur mes épaules
et je tiens de toi une âme qui volette
autour du lieu.

Site du poète avec des extraits:
http://mahmoud-darwich.chez-alice.fr/soirees.html

CIEL BAS

C’est un amour qui va sur ses pieds de soie,
Heureux de son exil dans les rues.
Un amour petit et pauvre que mouille une pluie de passage
Et il déborde sur les passants :
Mes présents sont plus abondants que moi.
Mangez mon blé,
Buvez mon vin,
Car mon ciel repose sur mes épaules et ma terre vous appartient …

As-tu humé le sang du jasmin indivis
Et pensé à moi ?
Attendu en ma compagnie un oiseau à la queue verte
Et qui n’a pas de nom ?

C’est un amour pauvre qui fixe le fleuve
Et il s’abandonne aux évocations : Où cours-tu ainsi,
Jument de l’eau ?
Sous peu, la mer t’absorbera.
Va lentement vers ta mort choisie,
Jument de l’eau !

(…)

C’est un amour qui passe par nous
Sans que nous y prenions garde.
Et il ne sait et nous ne savons
Pourquoi une rose dans un vieux mur nous disperse,
Pourquoi une jeune fille en pleurs à l’arrêt d’un bus,
Croque une pomme et pleure encore et rit :
Ce n’est rien, rien qu’une
Abeille qui vient de traverser mon sang …

C’est un amour pauvre qui contemple
Longtemps les passants et prend
Le plus jeune pour lune : Tu as besoin
D’un ciel moins élevé.
Sois mon ami et tu pourras contenir
L’égoïsme de deux êtres qui ne savent
A qui offrir leurs fleurs …
Il parlait peut-être de moi, peut-être
De nous, mais nous ne le savions pas.

C’est un amour …

dimanche 14 octobre 2007

Sarko et l'Afrique au kärcher, decryptage du discours de Dakar

(...)
C’est surtout l’aberrante description faite du continent qui a choqué. Invoquant la « politique des réalités », le président français décrit une Afrique qui n’existe pas et qui rappelle les visions paternalistes du xixe siècle. Comme pour s’autoriser à débiter les stéréotypes les plus éculés et les préjugés les plus dépréciatifs, M. Sarkozy prend d’abord soin de rendre hommage aux civilisations noires, dont la « pensée et la culture » ont été fertiles pour les colonisateurs. Mais la présentation qu’il effectue ensuite du continent tourne au fantasme folklorique : il peint des civilisations tournées vers le passé, sans histoire, vivant « au rythme des saisons », où l’instinct joue un plus grand rôle que la raison, dans un monde presque exclusivement rural « où l’aventure humaine n’a pas sa place ». La « suprématie » de l’Europe s’en trouve de facto confirmée : elle représente « l’appel de la liberté, de l’émancipation et de la justice (...), l’appel à la raison et à la conscience universelles », à l’inverse d’une Afrique poursuivant des rêves « immobiles ».(...)

Sarkozy, EADS et la dépénalisation du droit des Affaires....

Sarkozy plaide pour la dépénalisation du droit des affaires
Au tribunal de commerce de Paris, le Président a répété sa volonté de ne pas «stigmatiser par l’échec» les entrepreneurs.
"...Emporté par son élan, Sarkozy remet une couche sur la dépénalisation du droit des affaires, une semaine après son discours au Medef, toujours sur ce faux mode interrogatif : «Qu’est-ce qui justifie que, lorsqu’il existe des sanctions prononcées par l’administration ou une autorité de régulation, viennent s’y ajouter des sanctions prononcées par une juridiction pénale ?» L’idée paraît juste en apparence : mettre fin à la triple peine (administrative, disciplinaire ou pénale) pour les délits financiers. Chemine pourtant le fond de sa pensée : «Comment comprendre que, dans les cas qui ne mettent en cause que des intérêts privés et pécuniaires, il puisse encore être fait recours au droit pénal ?» Laurence Parisot opine vigoureusement."(...)
http://www.liberation.fr/actualite/societe/276798.FR.php?rss=true
et sur:
http://destin-et-turbulences.blogspot.com/2007/09/sarkozy-et-la-dpnalisation-du-droit-des.html
(...)"Le dernier garde fou pour préserver la moralité du monde de la finance doit disparâitre a-t-il plus ou moin proné. Fini le droit d'ingérence des juges sur le terrain de prédilection de cette nouvelle droite débridée, qui autorise l'amalgame de pouvoir entre groupes économiques et une certaine classe politique.
Ce projet typiquement Sarkozien est de mon point de vue le plus emblématique de ce dérèglement de la France à laquelle on assiste avec ce nouveau président. A vouloir tout toucher en même temps on crée les prémisses d'une société qui va droit à la catastrophe."(...)

No comment sur Youtube....

Enfin, les meilleurs court metrages de "No comment", la célèbre emission d'EURONEWS!

http://www.youtube.com/watch?v=guj8nP4OnSw&feature=PlayList&p=C7D80C935369D874&index=10

Ronsard la France et les immigrés

« Mais comment voudriez-vous la France abandonner ? Quand tous les estrangers y veulent séjourner ? »
Pierre de Ronsard.

Ronsard, est-il bien une figure de l'identité nationale? Celle dont nous avons tous à nous enorgueillir et celle dont tous les immigrés doivent acquérir...

Cité nationale de l'histoire de l'immigration:
http://www.histoire-immigration.fr/
Histoire des étrangers et de l'immigration en France:
http://www.passagedulivre.com/livre-29200-histoire-des-etrangers-et-de-l-immigration-en-france.htm
DE L’INDIGÈNE À L’IMMIGRÉ:
de Pascal Blanchard et Nicolas Bancel
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=article&no=311
France terre d'immigration:
http://www.amazon.fr/France-terre-dimmigration-Emile-Temime/dp/2070534855
"Et si on faisait payer les étrangers ? Louis XIV, les immigrés et quelques autres...": de Jean-François Dubost et Peter Sahlins:
http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/livres/dubostsahlins.html
Immigration : jusqu'à quel point êtes-vous un crétin ?
http://economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2007/10/immigration-tes.html

mercredi 3 octobre 2007

De la lutte contre l'immigration: des mythes aux réalités et du declin civilisationnel

Premier constat évident: ni les murs les plus hauts ni les océans ou les montagnes n'arreteront la faim ou la guerre.
Second constat: L'Homme est itinérant, un migrant depuis qu'il est Homme, pour un tas de raisons.

De la contrainte des mouvements des individus, il me semble que nous courons
vers un recul civilisationnel. En effet, elle ne correspond pas aux valeurs occidentales (pour le meilleur ou pour le pire).
A ce propos, lire dans le Figaro:


La Conférence des évêques de France a dénoncé hier « les mesures toujours plus restrictives » en matière d'immigration, qui risquent d'apparaître « comme des concessions à une opinion dominée par la peur plutôt que par les chances de la mondialisation ». En plein vote du projet de loi, les évêques se sont en outre réjouis du fait « que des élus d'appartenances politiques variées, à l'Assemblée nationale comme au Sénat, se soient opposés à l'utilisation de tests génétiques pour vérifier les liens de parenté. Il y aurait là, disent-ils, le risque d'une grave dérive sur le sens de l'homme et la dignité de la famille. » Les évêques se sont aussi inquiétés « des conditions toujours plus restrictives mises au regroupement familial qui est un droit à respecter ».
Même réaction du côté des associations protestantes qui ont pointé du doigt « les risques de fragilisation accrue des familles étrangères et des demandeurs d'asile ». Concernant les tests génétiques, elles fustigent une « intrusion dans la vie privée et l'intimité des familles », prohibée « à l'égard des familles françaises ».

http://www.lefigaro.fr/france/20071002.FIG000000048_immigration_eveques_et_protestants_reagissent.html


Enfin, les effets conjoncturels et poltiques escomptés ne seront pas atteints. bien au contraire!
Contraindre les migrants légaux augmentera la masse des migrants illégaux refusant de se soummettre à des batteries de restrictions.
Le second effet pervers sera de dissuader les migrants hautements qualifiés, refusant les contraintes administratives, les humiliations quand ils ont la possibilité d'être accueilli à bras ouverts et bien payés aux USA, par exemple...
A lire dans LeMonde.fr:


Les élites économiques victimes inattendues du projet de loi sur l'immigration


En obligeant les familles à se soumettre à un test de langue, voire à suivre une formation linguistique, pour obtenir un visa de long séjour, le gouvernement cherche à freiner l'immigration familiale en provenance de l'Afrique. Mais l'immigration économique qualifiée, que Nicolas Sarkozy et le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, disent vouloir favoriser, risque elle aussi d'être entravée. Le projet de loi vient, aux yeux des cadres étrangers, alourdir encore un peu plus le parcours du combattant que devient une installation en France. La précédente loi de juillet 2006 avait déjà rendue obligatoire la signature d'un contrat d'accueil et d'intégration (CAI) pour tout nouvel arrivant, même pour les salariés en mission temporaire.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-961894,0.html

Cela est donc un résultat inverse des effets prévus des orientations politiques du président.
Démagogie à l'égard du peuple de droite xénophobe. Déclin civilisationnel.
Un coktail d'alliénation et d'isolement, à l'opposé du sens vers lequel tend l'Humanité.
Ma Culture, ma Langue ni mon Identité ne sont figées advitam eternam dans un bocal de formol.

Rappelons nous le proverbe Zulu:"Umbuntu" "l'autre, c'est moi", où je ne suis que parce que l'Autre est!

samedi 29 septembre 2007

jeudi 13 septembre 2007

Ramadan Karim!!

Je souhaite un Saint Ramadan à mes proches, amis et leur famille.
Que ce mois d'ascèse, de don de soi, d'effort, et de fête, vous offre Paix, Joie et Miséricorde, au nom de Dieu.
Ci-joint, l'Eglise de France a ecrit en 2006 ce message à l’occasion du Ramadan (j'attend de trouver une lettre officielle pour le Ramadan 2007):


Chers amis musulmans,

Vous venez d’entrer ce dimanche dans le mois du Ramadan, temps de jeûne, de prière et de partage pour les croyants en Dieu sur le chemin de l’Islam.
C’est une joie pour moi, au nom des évêques de France, de m’adresser à vous pour vous dire le désir profond que nous avons de continuer à tisser des liens de fraternité et d’amitié partout où nous vivons, particulièrement là où vivre ensemble n’est pas facile à cause des difficultés qui touchent les jeunes dans leursperspectives d’avenir, de la violence, du refus des autres, différents par leur culture ou leur religion.
Au-delà des jours difficiles que nous venons de vivre, je souhaite vous redire que l’Eglise catholique « regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes », selon les mots du Concile Vatican II.
Ensemble, et avec tous les hommes et femmes de bonne volonté qui vivent en France, nous sommes invités, à cause de notre foi en Dieu, à poser des ponts là où des barrières s’élèvent et divisent. Nous désirons continuer les chemins de dialogue engagés depuis des années entre vous et nous, dans notre pays.
Que ce mois de Ramadan, pour vous moment d’ouverture des coeurs et de conversion à Dieu, soit l’occasion pour vous et pour nous, pour les communautés musulmanes et les communautés catholiques, de prendre des
initiatives de rencontre, de dialogue, pour nous connaître et ainsi mieux servir la paix et la justice pour tous.
Que Dieu qui est la source de toute justice, de toute paix et de tout amour fasse grandir les liens de l'amitié et de la fraternité entre nous et que sa bénédiction repose sur vous.
Paris, le 25 septembre 2006


+ Mgr Michel Santier,
évêque de Luçon,
Président du Conseil pour les relations
interreligieuses,
Conférence des évêques de France.

http://www.le-sri.com/index.html
http://www.cef.fr/catho/espacepresse/communiques/2006/20060925mgr_santier.pdf
http://www.cef.fr/catho/espacepresse/communiques/2002/commu20021125ramadan.php

dimanche 9 septembre 2007

Mère Teresa et Soeur Emmanuelle, où la nuit de la foi

à écouter à propos du livre sur Mère Teresa dont nous apprenons qu'elle a vecu 50 ans de "nuit de la foi", un magnifique édito d'Alain Genestar (et oui!) sur RFI.(cliquer sur le titre ci-dessus).

Publié en Mars 2008 dans LACROIX:
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2331666&rubId=1098

EXTRAITS:
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2331672&rubId=786


Soeurs de doute
LE MONDE 05.09.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-951484,0.html

(...)
Mère Teresa évoque les profonds tourments mystiques dont elle a souffert pendant la plus grande partie de sa vie. Des doutes, une angoisse, un désespoir liés à un questionnement terrible : "Où est ma foi ? Tout au fond de moi, il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité. Mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse !"

Puis, Soeur Emmanuelle:
"Des gens de qualité défendaient donc une autre foi ? Mais où était la vérité ? Quels éléments penchaient en faveur du catholicisme ? Je me suis lancée avec frénésie dans l'étude de Mahomet, de Bouddha, du Talmud. Il n'y avait pas plus de preuves de l'existence de Dieu que dans la Bible. Mais mes prières m'ont soudain donné l'impression de résonner dans le vide. Moi qui m'étais consacrée corps et âme au Christ, sûre qu'il était la lumière, je doutais atrocement. Vers qui me tourner ?" Elle a plongé chez les philosophes pour y trouver un sens à la vie. Confucius, Camus, Sartre, les autres... "L'absurdité pour l'absurdité, ça ne valait pas la peine !" Elle a interrogé les grands théologiens. Ce fut rapidement l'impasse. "Je continuais à prier : tu ne m'aides pas, Seigneur ! Aie pitié de moi ! J'étais déchirée entre mon coeur, toujours attaché à la foi, et mon esprit qui en réclamait des preuves."

Ce n'est qu'en étudiant plus tard Pascal qu'elle trouva un certain soulagement. "Dieu n'est pas le dieu des philosophes et des savants, disait-il ! Dieu n'est pas sensible à la raison raisonnante et les preuves de son existence n'existent pas ! Que j'étais donc orgueilleuse de vouloir tout comprendre ! La foi est affaire de coeur, la foi vient des tripes."

Quoi de plus beau en effet que de donner sa vie sans rien attendre en retour, pas même une reconnaissance divine?
Dans ce monde où tout se paie, se monnaie, c'est un magnifique message.

vendredi 7 septembre 2007

Maroc/Legislatives, j'aurai voté Latifa Jbabdi de l'USFP!

Les Socialistes au Maroc (USFP), défendent un programme pour plus de démocratie, de liberté et défendent les droits, notamment, ceux des femmes, ainsi que la laïcité.
Ils pourront etre un rempart face au PJD des islamistes et un atout pour accélérer l'ouverture et le développement culturel,social et économique du Maroc.


http://www.telquel-online.com/166/sujet1.shtml
http://www.bladi.net/14153-latifa-jbabdi.html
http://www.bladi.net/6191-latifa-jbabdi-honoree-a-washington.html
le Journal de gauche au Maroc
http://www.alittihad.press.ma/def.asp?codelangue=6&po=2


Ci-joint, une analyse de la situation sociale et politique du Maroc, qui est à un tornant de son histoire,du journal LETEMPS.CH, paru hier.

(...)Quand M6 est monté sur le trône, plus maigre alors, se présentant comme «le roi des pauvres», il a fait de la chute de Basri le symbole du changement. Une Instance d'équité et de réconciliation a été créée pour permettre à ceux qui avaient été maltraités de se plaindre et de demander des comptes. Les partis politiques, qu'Hassan II tenait dans sa poigne, les créant et les écartant selon son bon vouloir, ont gagné un peu d'autonomie, et ils sont au gouvernement dans une touchante alliance, des ex-communistes donc, à l'Istiqlal, le vieux parti conservateur de l'indépendance. Des réformes ont été esquissées, lancées, parfois mises en œuvre. Le produit intérieur brut est encore insuffisant, mais il est monté l'an passé à 7% grâce à de bonnes pluies, et la croissance démographique se stabilise à un niveau presque européen.

Puis le roi a pris du poids. Le règne des pauvres? C'est un souvenir. Mohammed VI n'a sacrifié aucun de ses palais, les fastes et les voyages de la cour sont ce qu'ils étaient sous le père. L'attachement des Marocains à la dynastie alaouite est cependant assez fort pour que l'image du roi ne souffre pas trop des promesses non tenues. «Un roi a droit à ces richesses, dit Younes Naoumi. On ne les conteste pas à un président, ni au directeur d'une grande entreprise. Alors, à notre commandeur des croyants...» Younes aurait pourtant des raisons d'être amer. Fils de cheminots, il vit toujours à Casablanca dans la rude cité des ouvriers du train. A la fin de ses études, il a eu de la peine à trouver un emploi. Et maintenant, il anime un groupe de volontaires dans son quartier pour inciter les Marocains de son âge à s'inscrire sur les listes électorales et à prendre leur vie en main. M6 ne peut qu'être reconnaissant.

Pourtant, le Maroc gronde et craque. Le bilan que le gouvernement a fait dresser l'an passé d'un demi-siècle d'indépendance n'est pas une lecture rassurante. La pauvreté, l'analphabétisme n'ont pas suffisamment reculé. Le chiffre officiel du chômage fait rire les Marocains eux-mêmes. La corruption mesurée par Transparency International s'aggrave alors que Rabat prétend la combattre. Et dans ce royaume qui dit remonter jusqu'au divin, la contestation, de plus en plus, prend la couleur de l'islam, et dans une exubérance qu'on ne voit nulle part ailleurs.

Sidi Moumen. C'est de là qu'est partie la pire violence. Casablanca compte des dizaines de bidonvilles, et c'est dans une cahute de celui-ci, loin dans le sud-est de la métropole portuaire, que les auteurs des attentats suicides du 16 mai 2003 avaient préparé les cinq raids simultanés qui ont tué quarante-cinq personnes dans la ville.
(...)Dans des conditions nationales très différentes ressurgit pour les Européens, à l'autre extrémité de la Méditerranée, la problématique turque: quel accueil faire aux partis d'inspiration musulmane qui font le choix de l'ouverture. Pour le Maroc, l'exclusion du pouvoir du parti islamiste est un pari sans doute plus dangereux que son intégration: si la porte se ferme, les radicaux avanceront. Ils demanderont violemment que le roi perde du gras, lâche du pouvoir.


http://www.letemps.ch/template/opinions.asp?page=6&contenuPage=&article=214183&quickbar=

jeudi 6 septembre 2007

Les Murs, par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant

Les deux écrivains analysent le recul de civilisation que signifie le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité et du Codéveloppement. Ils montrent comment, par cette initiative, la France trahit son plus grand message historique, « l'exaltation de la liberté ». Ils appellent « toutes les forces humaines » à protester « par toutes les formes possibles » contre la création du « mur-ministère ».
(...)

Essayons d’approcher cette multiplicité complexe, jamais donnée comme un tout, ni d’un seul coup, que nous appelons identité. Un peuple ou un individu peuvent être attentifs au mouvement de leur identité, mais ne peuvent en décider par avance, au moyen de préceptes et de postulats. On ne saurait gérer un ministère de l’identité. Sinon la vie de la collectivité deviendrait une mécanique, son avenir aseptisé, rendu infertile par des régies fixes, comme dans une expérience de laboratoire. C’est que l’identité est d’abord un être dans le monde, ainsi que disent les philosophes, un risque avant tout, qu’il faut courir, et qu’elle fournit ainsi au rapport avec l’autre et avec ce monde, en même temps qu’elle résulte du rapport. Une telle ambivalence nourrit à la fois la liberté d’entreprendre et, plus avant, l’audace de changer.
(...)
La tentation du mur n’est pas nouvelle. Chaque fois qu’une culture ou qu’une civilisation n’a pas réussi à penser l’autre, à se penser avec l’autre, à penser l’autre en soi, ces raides préservations de pierres, de fer, de barbelés, ou d’idéologies closes, se sont élevées, effondrées, et nous reviennent encore dans de nouvelles stridences.
(...)
La moindre invention, la moindre trouvaille, s’est toujours répandue dans tous les peuples à une vitesse étonnante. De la roue à la culture sédentaire. Le progrès humain ne peut pas se comprendre sans admettre qu’il existe un côté dynamique de l’identité, et qui est celui de la relation. Là où le côté mur de l’identité renferme, le côté relation ouvre tout autant, et si, dès l’origine, ce côté s’est ouvert aux différences comme aux opacités, cela n’a jamais été sur des bases humanistes ni d’après le dispositif d’une morale religieuse laïcisée. C’était simplement une affaire de survie : ceux qui duraient le mieux, qui se reproduisaient le mieux, avaient su pratiquer ce contact avec l’autre : compenser le côté mur par la rencontre du donner recevoir, s’alimenter sans cesse ainsi : à cet échange où l’on se change sans pour autant se perdre ni se dénaturer.
(...)
La multiplicité, voire l’effervescence, des imaginaires repose sur la présence vivifiante et consciente de cela que toutes les cultures, tous les peuples, toutes les langues, ont élaboré en ombres et en merveilles, et qui constitue l’infinie matière des humanités. La vraie diversité ne se trouve aujourd’hui que dans les imaginaires : la façon de se penser, de penser le monde, de se penser dans le monde, d’organiser ses principes d’existence et de choisir son sol natal. La même peau peut habiller des imaginaires différents. Des imaginaires semblables peuvent s’accommoder de peaux, de langues et de dieux différents.
(...)
La folie serait de croire inverser par des diktats le mouvement des immigrations. Dans le mot « immigration » il y a comme un souffle vivifiant. L’idée d’« intégration » est une verticale orgueilleuse qui réclame la désintégration préalable de ce qui vient vers nous, et donc l’appauvrissement de soi. Tout comme l’idée de tolérer les différences qui se dresse sur ses ergots pour évaluer l’entour et qui ne se défait pas de sa prétention altière.
Les murs menacent tout le monde, de l’un et l’autre côté de leur obscurité. C’est la relation à l’autre (à tout l’autre, dans ses présences animales, végétales, environnementales, culturelles et humaines) qui nous indique la partie la plus haute, la plus honorable, la plus enrichissante de nous-mêmes.
Nous demandons que toutes les forces humaines,(...), protestent contre ce mur-ministère qui tente de nous accommoder au pire, de nous habituer à l’insupportable, de nous faire fréquenter, en silence, jusqu’au risque de la complicité, l’inadmissible.
Tout le contraire de la Beauté.
Toutes les initiatives en rapport avec cet appel seront répertoriées sur le site de l’Institut du Tout-Monde.
http://www.tout-monde.com/
http://www.humanite.fr/2007-09-04_Tribune-libre_Les-murs

En conclusion, j'evoque le proverbe Zulu qui se nomme "Ubuntu":" Je ne suis Que parce que nous sommes"...

mardi 7 août 2007

Les choix de l'Occident au Moyen-Orient: corruption et occupation

Les ambiguité des politiques menées par les occidentaux au Moyen-Orient .
Lire l’aticle de Robert Fisk(qui ecrit régulièrement pour The Independant) intitulé :

Le salaire de la corruption et de l’occupation
mardi 19 juin 2007

Qu’ils sont pénibles ces musulmans du Moyen-Orient! D’abord, nous demandons aux Palestiniens d’adopter la démocratie et ils élisent le mauvais parti - le Hamas -, puis le Hamas gagne une mini guerre civile et il préside sur toute la bande de Gaza. Et nous, les Occidentaux, nous tenons toujours à négocier avec le Président déconsidéré Mahmoud Abbas. Aujourd’hui, la « Palestine » - gardons les guillemets - a deux Premiers ministres. Bienvenue au Moyen-Orient.

←-Ismaël Haniyeh du hamas- Avec qui pouvons-nous négocier ? A qui parler ? Evidemment, nous aurions dû parler avec le Hamas depuis des mois. Mais nous n’avons pas aimé le gouvernement démocratiquement élu du peuple palestinien. Celui-ci était censé voter pour le Fatah et sa direction corrompue. Mais il a voté Hamas, lequel refuse de reconnaître Israël ou de respecter les accords d’Oslo complètement discrédités.

Personne - de notre côté - n’a demandé quel Israël, précisément, le Hamas était supposé reconnaître. L’Israël de 1948 ? L’Israël dans les frontières de l’après 1967 ? L’Israël qui construit - et continue de construire - d’immenses colonies pour juifs, et juifs seulement, sur la terre arabe, engloutissant toujours plus les 22% de la « Palestine » qui restent à négocier ?

←- Mahmoud Abbas- Et aujourd’hui, nous devons parler avec notre fidèle policier, Mr Abbas, notre leader palestinien « modéré » (comme la BBC, CNN et Fox News l’appellent), un homme qui a réussi à écrire un livre de 600 pages sur Oslo sans mentionner une seule fois le mot « occupation », qui se réfère toujours au « redéploiement » d’Israël plutôt qu’à son « retrait », un « leader » en qui nous pouvons avoir confiance car il porte une cravate et il est reçu à la Maison Blanche, et qui dit de bonnes choses. Mais les Palestiniens n’ont pas voté Hamas parce qu’ils voulaient une république islamique - comme telle sera présentée la victoire sanglante du Hamas - mais parce qu’ils en avaient assez de la corruption du Fatah de Mr Abbas, et de la nature malsaine de l’ « Autorité palestinienne ».

Je me souviens, il y a des années de cela, avoir été appelé chez un officiel de l’AP dont les murs venaient juste d’être transpercés par un obus de char israélien. C’était vrai. Mais ce qui m’avait frappé, c’était les robinets plaqués or de sa salle de bain. Ce sont ces robinets - ou tout autre chose du même genre -, qui ont coûté les élections au Fatah. Les Palestiniens voulaient que cesse la corruption - le cancer du monde arabe -, alors ils ont voté Hamas et nous, les vrais sages, les bons Occidentaux, nous avons alors décidé de les punir et de les priver de nourriture, et de les impressionner pour avoir exercé un vote libre. Peut-être proposerions-nous l’adhésion de la « Palestine » à l’Union européenne si elle était assez aimable de voter pour les bonnes personnes ?

Dans tout le Moyen-Orient, c’est pareil. Nous soutenons Hamid Karzai en Afghanistan alors qu’il garde des seigneurs de la guerre et des barons de la drogue dans son gouvernement (à propos, nous sommes vraiment désolés pour tous ces civils afghans innocents que nous tuons dans notre « guerre contre le terrorisme », dans les déserts de la province Helmand).

Robert Fisk
http://revoltes.free.fr/spip.php?article1387
http://www.counterpunch.org/fisk06162007.html

mardi 24 juillet 2007

Stopper le "Choc des Civilisations"

Après cette petite vidéo un peu facile, j'en conviens, je me pose toujours cette question: A qui profite le crime? Ce crime de nous diviser, séparer, haïr entre les peuples?


http://www.avaaz.org/en/
http://fr.youtube.com/watch?v=vAu_cW8SskQ

dimanche 17 juin 2007

GAZA, punition collective!



Hypocrisie internationale autour de Gaza, par Michel Bôle-Richard

LE MONDE | 15.06.07 |

Les démocraties occidentales, et les Etats-Unis en particulier, peuvent affirmer leur "entier soutien" à Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne. Les capitales européennes et Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat américaine, peuvent faire part de leur inquiétude face à la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens. Tzipi Livni, ministre israélien des affaires étrangères, peut regretter que la prise de la bande Gaza par le Hamas, le Mouvement de la résistance islamique, rende plus difficile la conclusion d'un accord avec les Palestiniens et se préoccuper de "la faiblesse des forces palestiniennes modérées". Il est désormais trop tard.

Il est même indécent de venir pleurer sur le sort de Mahmoud Abbas et de se lamenter sur la nouvelle crise qui met à feu et à sang les territoires palestiniens, parce que rien n'a été fait pour venir en aide au président de l'Autorité palestinienne et tenter de construire avec lui un processus de paix capable de restaurer une vie digne aux quatre millions d'habitants qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

La responsabilité de la communauté internationale est écrasante. Et cela pour plusieurs raisons. Elle a demandé la tenue de véritables élections après que Washington et Israël eurent déclaré que Yasser Arafat était "hors jeu" et qu'il n'était pas un interlocuteur valable. Mahmoud Abbas a été élu démocratiquement en janvier 2005. Il a toujours été considéré comme un modéré, mais les Israéliens et les Américains se sont joués de lui en ne lui permettant jamais de faire avancer d'une façon quelconque le processus de paix.

Ensuite, des élections libres et régulières ont porté au pouvoir le Hamas le 25 janvier 2006. Un scrutin, là encore, que la communauté internationale a appelé de ses vœux mais dont elle n'a pas reconnu les résultats parce que l'organisation islamiste avait été cataloguée "mouvement terroriste" bien que ses dirigeants aient, depuis le mois de janvier 2005, décrété une trêve qu'ils ont fait respecter.

Cette consultation avait traduit un fort rejet du Fatah en raison de la corruption et de la mauvaise gestion de l'Autorité palestinienne. Cette volonté du peuple n'a pas été respectée et des sanctions ont immédiatement été mises en place en avril 2006 qui ont abouti à un étranglement de la population palestinienne et ont largement contribué à la radicaliser, la jetant dans les bras de l'Iran et des islamistes purs et durs.

Le Quartet, sous l'impulsion des Etats-Unis, a exigé que le gouvernement palestinien reconnaisse l'Etat d'Israël, rejette la violence et reconnaisse tous les accords passés sans jamais exiger quoi que ce soit des autorités israéliennes qui, depuis quarante ans, occupent la Cisjordanie et soumettent – depuis leur retrait de la bande de Gaza pendant l'été 2005 – ce territoire microscopique à un blocus qui n'a jamais été dénoncé avec suffisamment de force.

Toutes les amicales pression faites sur le gouvernement de l'Etat juif pour redonner aux Palestiniens le produit des taxes et des droits de douane illégalement retenus et qui ont asphyxié les finances de l'Autorité se sont perdus dans les sables.

La dizaine de voyages effectués par Mme Rice et les nombreuses navettes des émissaires européens se sont heurtés à l'intransigeance du gouvernement israélien. Les rencontres entre Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert n'ont, non seulement, pas permis d'améliorer les conditions de vie des Palestiniens, mais n'ont pas fait évoluer d'un iota le processus de paix. La dernière rencontre, fixée au 9 juin, a été annulée par M. Abbas, celui-ci n'ayant pas pu obtenir la moindre assurance que les quelque 600 millions de dollars retenus par Israël allaient, au moins en partie, lui être restitués.

Pour compléter ce tableau en forme d'impasse, les nationalistes du Fatah, du moins les vieux caciques, ne se sont jamais résolus à accepter la perte du pouvoir au profit des islamistes. Malgré toutes les tentatives, en dépit de l'accord du 11 septembre 2006 sur un programme d'union nationale, et après les éruptions violentes entre ces frères ennemis, grâce à l'Arabie saoudite et à la Ligue arabe, un accord a finalement été trouvé pour former un gouvernement d'union nationale réunissant à la fois le Fatah et le Hamas ainsi que des personnalités indépendantes.

UN ETAT PALESTINIEN ILLUSOIRE

Cette fois encore Israël s'est refusé à reconnaître cette nouvelle entité et à relâcher son étreinte sur la bande de Gaza. Le cessez-le-feu instauré à fin novembre a volé en éclats en avril. Pendant les trois mois de son existence, les ministres palestiniens n'ont reçu que de vagues promesses de la part de la communauté internationale. Seule la Norvège s'est singularisée en reprenant son aide dans le grand concert de l'hypocrisie internationale face à la situation palestinienne.

C'est pourquoi il est désormais trop tard pour se gargariser avec des belles paroles de soutien à M. Abbas. La bande de Gaza est désormais passée sous la tutelle pleine et entière du Hamas. Il s'agit d'un véritable baril de poudre sur le flanc d'Israël qui ne va certainement pas tolérer la mise en place d'une structure radicale islamique à ses portes, même si dans le passé l'Etat juif avait favorisé l'émergence de ce courant radical pour contrer l'omnipotence du Fatah.

Aujourd'hui, alors que la Cisjordanie est toujours occupée, que les colonies gagnent du terrain, que les Palestiniens sont enfermés dans des réserves et ne contrôlent que partiellement 55% du territoire, il est totalement illusoire de parler de la création d'un Etat palestinien. Quant à l'Autorité palestinienne, création issue du processus de paix d'Oslo, son poids est de plus en plus insignifiant. Il suffit de constater avec quelle rapidité les forces loyales au président Abbas ont été balayées par les unités du Hamas.

"La dissolution de l'Autorité palestinienne a souvent été brandie comme une menace à l'encontre d'Israël de façon à ce que l'Etat juif assume ses responsabilités en tant que puissance occupante", écrit Alvoro de Soto, ancien représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Moyen-Orient, dans son rapport confidentiel de fin de mission.

"Aujourd'hui, ajoute-t-il, cette possibilité drastique ne semble plus entièrement absurde. Si ce n'est pas le résultat d'une implosion du gouvernement palestinien, la poursuite du siège sous les ordres du Quartet rend ce résultat plus que probable. Si cela se produisait, la responsabilité de la population reviendrait à la charge d'Israël en tant que puissance occupante, alors que le principal aboutissement des accords d'Oslo s'évanouirait."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-923742@51-909163,0.html
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20070613/922673_desotoreport.pdf

Gaza la vie en cage, le livre paru en 2005 suite à un reportage de 2004:
http://www.france-palestine.org/article1524.html

ARAGON, où l'hommage des etrangers résistants

(...)
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient La France en s'abattant.


Louis Aragon(1897 - 1982)
Le Roman Inachevé Gallimard, 1955
Écrit à la mémoire du groupe Manouchian
exécuté par la Gestapo le 21 février 1944,
ce poème est chanté par Léo Ferré
sous le titre l'Affiche Rouge.

Qui etaient ces"etrangers", morts au mont Valérien le 21 Fevrer 1944 pour la France:
http://www.humanite.fr/journal/2004-02-21/2004-02-21-388622
http://perso.orange.fr/d-d.natanson/resistance_juive.htm

Rachida Dati, Ministre à coup de Karcher!

Voir la video de la Ministre de la Justice se faisant filmer en train de dire une mauvaise blague pendant la campagne présidentielle.

Voilà comment dans les beaux salons parisiens , du Fouquet's aux ministères, on rit et on méprise le peuple.
Harka?

Malgré cela, Rachida Dati nous promet des mesures contre les discriminations!
http://fr.news.yahoo.com/15062007/290/rachida-dati-promet-des-mesures-contre-les-discriminations.html

L'UMP Sylvie Noachovitch, et ses propos racistes...

Le Canard Enchaîné rapporte qu'elle a surpris les jurés du prix Montecristo -parmi lesquels PPDA, Benoît Duquesne, Nicolas Poincaré- en évoquant son adversaire PS aux législatives, Dominique Strauss-Kahn: "Il parait que c’est un grand séducteur" a-t-elle déclaré, avant d’ajouter "Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n’y a que des Noirs et des Arabes. L’idée de coucher avec l’un d’eux me répugne".

"Et d'être élue par ceux-ci, cela ne la gène pas?", commente le Canard.

La candidate avocate de TF1/UMP a été agressé sur un marché cette semaine.
Serait-ce un acte antisémite?
Le petit Nicolas et Rachida Dati voleront-ils à son secours ou au secours de ces Noirs dont un autre ami de l'UMP souhaite couper leur sexe pour sauver l'Humanité des maladies et de leurs "reproductions" rapides....?

mercredi 13 juin 2007

Willy Brandt. De l'injustice.

« Ne l'oubliez jamais : celui qui laisse commettre une injustice
ouvre la voie à d'autres injustices. »
Willy Brandt
Chancellier allemand et prix Nobel de la paix en 1971 pour sa politique de rapprochement avec l'Europe de l'Est et l'Allemagne de l'Est.

Avraham Burg et l'Etat juif:" Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore"

Avoir défini l'Etat d'Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c'est explosif, c'est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l'ex-président de la Knesset de 1999 à 2003, ex-président de l'agence juive et militant du dialogue avec les Palestiniens( un des leaders du Plan de Genève), Avraham Burg.
M. Burg n'a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu'à qualifier Israël, pays qu'il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu'il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu'après la création d'Israël, le sionisme aurait dû être aboli.
(...)
Auteur d'un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste La Paix maintenant envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l'image d'Hitler" et "je ne veux pas qu'Hitler définisse mon identité".
Il qualifie l'occupation de la Cisjordanie "d'Anschluss" .
(...)
M. Burg compare l'état de la société israélienne à l'encontre des Arabes à celui de l'Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d'Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !"".
(...)
"Demandez à vos amis s'ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l'élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n'y a pas de nation."

Michel Bôle-Richard
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-921015,0.html?xtor=RSS-3210

Texte original d'HAARETZ:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/868215.html

Pour aller plus loins:

Blog du "Monde Diplo":
Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg/ Interview. par Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/2007-06-09-Abandonner-le-ghetto-sioniste-un-livre-bombe-d

sites associatifs:
LA PAIX MAINTENAN (Gush Shalom).
http://www.lapaixmaintenant.org
TAAYUSH "Ta'ayush" (Arabic for "life in common"), a grassroots movement of Arabs and Jews working to break down the walls of racism and segregation by constructing a true Arab-Jewish partnership
http://www.taayush.org/

Sites d'informations communautaires:
Arouts Sheva:
Avrom’ Burg ou le naufrage de l’idéologie sioniste de gauche--
http://www.a7fr.com/tabid/52/articleType/ArticleView/articleId/35956/Default.aspx
Progressive Zionism and Israel Web Log:
Avram Burg on the future of Religious Zionism
http://www.zionism-israel.com/log/archives/00000004.html
Israel Valley:
AVRAHAM BURG - L'homme du scandale...
http://www.israelvalley.com/news/2007/06/11/10763/isrannl-avraham-burg-l-homme-du-scandale-detestnn-par-rabin-devenu-frannnais-il-fait-du-business-comme-de-nombreux-ex-militaires
Avraham Burg’s New Zionism
http://www.forward.com/articles/avraham-burg-s-new-zionism/

lundi 21 mai 2007

Opinion poll: A majority of Israeli Jews are in favour of the Apartheid

According to a survey conducted for the Center for the Campaign Against Racism and published on March 20th, 2007:
Culture: 37 % of the Israeli Jews polled think that the Arabic culture is inferior to the Jewish one. Arabophobia: Each time overhearing someone speaking Arabic, 50 % of Israeli Jews feel fear and 31 % feel hatred. Security: 56 % of the Israeli Jews think that Israeli Arabs pose a security problem to the State of Israel. Segregation: 55 % of the Israeli Jews wish that the Jews and Arabs are kept apart in the places of leisure. Citizenship: 40 % of the Israeli Jews think that Israeli Arabs should be deprived of their right to vote.

texte entier:paru dans HAARETZ
http://www.haaretz.com/hasen/spages/842752.html

autre synthèse:
http://www.voltairenet.org/article146943.html

Anna ARENDT. Du Totalitarisme.

"Jusqu'à présent, la croyance totalitaire que tout est possible semble
n'avoir prouvé qu'une seule chose à savoir que tout peut etre détruit".

Les Origines du Totalitarisme, Anna Arendt.

dimanche 20 mai 2007

Stendhal. De la liberté.

"Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur. »

Voltaire. Des semences d'une Révolution.

"Tout ce que je vois jette les semences d'une révolution qui arrivera immanquablement et dont je n'aurai pas le plaisir d'être témoin.
Les français arrivent tard à tout mais enfin ils arrivent.
La lumière s'est tellement répandue de proche en proche qu'on eclatera à la première occasion et alors ce sera un beau tapage!
Les jeues gens sont bien heureux, ils verront de belles choses."


Lettre de Voltaire au Marquis de Chauvelin du 2 avril 1764.

Cecilia Subliminale!

Dans un monde où rien n'est "off" quel message intéressant que nous laisse Cécilia!
"Français sachez que je n'ai pas voté pour mon mari!"

http://rue89.com/2007/05/13/cecilia_sarkozy_na_pas_vote_un_scoop_censure_du_jdd

Peut être le comportement violent de son mari y serait pour quelque chose à y lire les "rumeurs" paru dans des journaux etranger n'appartenant pas au groupe Lagardaire.

http://fr.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=AkFym418OdCuFyIgle9QQKlhAgx.?qid=20070428195330AAbwQVi

http://news.independent.co.uk/europe/article2483842.ece

Demandez aux journalistes du JDD ou de M Genestar de Paris Match comment ce genre d'infos peuvent terminer dans ce groupe:
http://rue89.com/2007/05/20/les_journalistes_du_jdd_sndignent_dans_leur_propre_journal
http://www.liberation.fr/actualite/medias/217664.FR.php
http://www.liberation.fr/actualite/medias/189354.FR.php

mardi 15 mai 2007

AL-NAKBA, la Catastrophe!

Pensée isolée en ce jour de commémoration de l'exil des Palestiniens qui ne finit pas. Ou moins politiquement correct, le début de la purification ethnique de la Palestine afin de créer un Etat pour un seul peuple, l'Etat Juif).

Article d'Ilan Pappé, historien Israélien.
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3950
A la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d’habitants : un tiers de Juifs, deux tiers d’Arabes. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux Etats : l’un doit être presque exclusivement peuplé d’Arabes ; dans l’autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires.
Un an plus tard, c’est un Etat à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78 % de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800 000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font désormais partie d’Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières.
etc...

autre article d'un correspondant de THE INDEPENDANT.
http://www.counterpunch.org/nakhleh03212008.html

lundi 14 mai 2007

Décolonisation. On nous aurait menti?

Sur le site RFI ce jour, thèse d'Alexandre Gerbi, troublante sulfureuse controversée mais néanmoins passionnante:

"la France s'est débarassé de son Empire pour préserver son identité blanche et chrétienne"
Propos du Général de Gaulle, confirmé nottament par Alain Peyrefitte.

Un brûlot est récemment sorti aux éditions l’harmattan, Histoire Occultée de la Décolonisation Franco-Africaine. L’auteur, Alexandre Gerbi y expose une thèse peu en vogue : La France a lâché les colonies non pour des raisons morales mais économico-racistes. Enamouré de Bakchich et de son ton mordant, l’ami Gerbi nous a fait parvenir une petite missive expliquant son point de vue, que nous reproduisons ci-dessous. Le débat est ouvert.


Cet essai remonte aux origines historiques de la décolonisation. Il montre comment une certaine France préféra abandonner l'Afrique, plutôt que d'intégrer ses habitants dans la République. Par une posture originale dont les termes sont directs et sans fard, l'auteur relève les incohérences, les manipulations, les duperies, en confrontant les aspirations profondes des peuples aux calculs et esquives des hommes politiques de l'époque, noirs ou blancs. Voici des clefs pour mieux comprendre cette page capitale de notre histoire, dans sa complexité inavouée.

lien audio:
http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/089/article_51734.asp

pour aller plus loin, lire une lettre ouverte de l'auteur, sur le site Bakchich.fr
http://www.bakchich.info/article543.html

A la différence de l'Empire Romain qui avait dans son Sénat jusqu'à 20% de sénateurs Berbères... (à lire dans GEO spécial Maghreb de ce mois-ci!).
Notre Société opère un repli identitaire qui préfigure un apauvrissement culturel et économique.
Quand je parle de regression civilsationnelle de notre vieil Occident...


Sarkozy, la Bulgarie et les femmes battues.

Paru la semaine dernière dans le journal "LeTemps", grand quotidien Suisse, dans la rubrique courrier des lecteurs.
Sarkozy et la Bulgarie
Hélène R-F, GenèveVendredi 11 mai 2007.
Dans son article, intitulé «Les somptueuses vacances de Nicolas Sarkozy» (LT du 9 mai), vous citez une source proche du futur président de tous les Français pour expliquer le choix que celui-ci a fait de Malte pour son séjour. L'une des raisons serait la volonté d'échapper aux paparazzi, l'autre de réparer une gaffe commise au sujet de cette île, membre de l'UE, mais qu'il a omis de citer parmi les pays inclus dans son projet d'Union méditerranéenne. On regrettera alors pour la Bulgarie que ses côtes ne bordent que la mer Noire, car elle aurait sans aucun doute apprécié une escale de Monsieur Sarkozy, juste le temps de lui rappeler que les infirmières dont il s'est promis de défendre la cause sont ses ressortissantes et non celle de la Libye, comme il l'a dit le soir de son élection sur le podium de la place de la Concorde, entouré de proches et d'artistes.(...)
http://www.letemps.ch/template/transmettre.asp?page=21&contenuPage=&article=206972&quickbar=

Ajoutons que le futur Président leur avait même proposé l'asile politique! Comme à toutes les femmes battues du monde!

Alors, avis aux demoiselles d'Asie, d'Afrique et d'Amérique un petit bleu et c'est le visa assuré!

N'en deplaise au soldat de Tsahal (Arno K.) recruté par M Sarkozy qui tria les sans-papiers (comme firent ceux que sont père poursuivit en justice) ou fit semblant de le faire... Peu importe cela rassura l'électeur effrayé de droite.

Qu'aurait on dit si Mme Royale avait cumulé ces "bourdes" diplomatiques....

RESISTANCE CITOYENNE. Où Bayrou cite Aragon.

Le sens du mot résistance ici n'est pas utilisé pour opposer les Hommes dans leurs différences sociales ou politiques. Bien au contraire. Il le fut pour montrer l'exemple d'une force qui rassemble les Français et particulièrement ces trois résistants, cités dans le poème de Louis Aragon, par leurs actions héroïques pour leur pays.
L'unité dans l'altérité. Le don de soi pour les Autres, tous les Autres...

C'est à l'inverse même des valeurs de M. Sarkozy dans ses récupérations mémorielles sélectives (voir article plus bas).

Cependant, dans ce Président qui dit tout et son contraire, il se peut que dans son fort intérieur il ait bien entendu le discours de M Bayrou, à l'écoute des rumeurs de la formation de son gouvernement d'ouverture....Qui vivra verra!


..."C'est ainsi que, pour comprendre, pour reconstruire, il faut réunir. C'est exactement aujourd'hui, comme c'était dans la Résistance. Je n'emploie pas ce mot par hasard. Je pense que le pays est en danger d'épuisement, de révolte, de fracture. Dans la Résistance, je le dis aux sectaires des deux bords qui refusent que l'on puisse tendre la main par-dessus les frontières et qui nous expliquent que cette France là et l'autre France sont inconciliables, on ne refuse pas les mains qui se tendent. Dans la Résistance, si l'on se met à refuser celui qui ne pense pas exactement comme vous, alors, ce n'est plus du sectarisme, c'est de la trahison de l'intérêt national. Le pays est si menacé, si fragile, que je suis du côté de Louis Aragon dans "La Rose et le Réséda" :

"Celui qui croyait au ciel,
Celui qui n'y croyait pas,
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats,
C'est la France.
Celui qui croyait au ciel,
Celui qui n'y croyait pas,
Tous les deux adoraient la belle prisonnière des soldats.
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas ?
Celui qui croyait au ciel ?
Celui qui n'y croyait pas ?
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas,
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y déroba,
celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.
Tous les deux étaient fidèles des lèvres, du coeur, des bras,
Et tous deux disaient :
Qu'elle vive et qui vivra verra ! "...

Vous savez à qui ce poème est dédié ?
Écoutez bien, il est dédié à quatre jeunes hommes qui sont morts
fusillés.
Ce poème est dédié à Gabriel Péri, député communiste, fusillé en 1941.
Il est dédié à Honoré d'Etienne d'Orves, Action française, nationaliste, fusillé.
Il est dédié à Guy Moquet, jeune lycéen de dix-sept ans, communiste, fusillé.
Et, enfin, il est dédié à notre camarade Gilbert Dru, philosophe, étudiant
philosophe de vingt-quatre ans, chrétien, fusillé le 27 juillet 1944, place Bellecourt, à Lyon."...
http://www.bayrou.fr/evenements/download/bayrou-paris-180407.pdf